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Koh Lanta

Oh my job!

Pôle Emploi en stilettos

Ce matin j’ai dû retourner à Pôle Emploi. J’y étais passée hier aux alentours de 11h, après avoir effectué quelques achats, rapport à notre proche départ en vacances très loin. Je m’étais pointée comme une fleur fraîche devant la dame du comptoir, elle m’avait dit: « Il fallait être là à l’ouverture il y 2 heures ». Mes maillots de bain tout neufs et moi, on est repartis.

Je me suis donc réveillée aujourd’hui avec la ferme intention de recommencer, et réussir, cette opération ô combien délicate. Je dirais « cette bonne grosse galère » même. J’ai  commencé à me raidir de stress dès le réveil. J’y pensais sous la douche (il faut y être à l’ouverture, il faut y être à l’ouverture) avec ce sentiment d’urgence que seuls ceux qui ont expérimenté une visite à Pôle emploi, la CAF ou les impôts connaissent. J’ai sauté dans ma voiture à 8h46, j’ai même baissé le son de France Info pour rester focus et, arrivée à destination,  j’ai prié tous les dieux du stationnement pour qu’une place se libère rapidement. C’est ce qui s’est produit (ça s’appelle « Faire une demande à l’Univers »).

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Humeurs vrillables

La dame du métro

Madame je ne vous connais pas.

Vous conduisez certains trains de la ligne 13 du métro parisien, autour de 8 heures le matin.

La ligne 13, pour ceux qui ne connaissent pas,  c’est un peu l’image qu’on se fait de l’enfer. La chaleur, la promiscuité, l’odeur rance. Les pannes, les retards, et les gens énervés.

C’est une punition.

Je ne dirais même pas qu’on ne devrait pas payer pour la prendre: on devrait être dédommagés.

Bref, Madame, quand il m’arrive de tomber sur un train que vous conduisez, sachez que je remercie le hasard.

Parce que vous illuminez mon trajet.

Je ne sais pas quelle tête vous avez, Madame. Je ne saurais pas vous donner un âge.

Je ne sais pas si vous êtes aussi chouette dans la vie que dans le métro mais je voudrais vous dire que votre gentillesse, votre bienveillance, votre enthousiasme certains matins sont des gouttes d’eau fraîche (et qui sent bon) dans la torture de cette ligne pourrie.

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